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La quête du Graal! Récit de Fauconnier.

Comme il est agréable de rencontrer une personne  passionnée en l’occurence « Nicolas Nespoulous », fauconnier. Nicolas vous raconte dans ce récit ci-dessous, sa passion pour la chasse au vol, ce bien être avec la nature.

Malheureusement je n’ai pas de photos de cette scène décrite ci dessus, mais je peux vous présenter des photos de différents rapaces en vol.

A travers ce texte, vous comprendrez la difficulté de la chasse au vol, la complicité entre le fauconnier, l’oiseau, et le chien, et la passion qui n’a plus de limites!

 

« C‘est entre 2004 et 2007 que reste graver en moi les plus fameux souvenirs de chasse au vol.

nous étions partis Nicolas Eriau, Stéphane Latapie et moi-même dans une quête utopique. Voler un des plus étonnants et passionnants gibiers de nos bois: la Bécasse.

C‘est dans les contreforts des hautes vallées pyrénéennes, au dessus de la limite des forêts où il ne reste plus que genévriers et bouleaux rabougris tordus par le vent et empêtrés de bruyère. Sur des dénivelés qui découragent toute volonté qui ne tient pas de la folie ou de la poésie. Mais surtout, dans un décor merveilleux, grandiose, aux lumières uniques à chaque instant renouvelé par les reflets et ombrages des sommets et falaises poudrés de blanc.

Les bécasses de passage viennent se reposer dans ses taillis, tout près des zones pastorales où  elles peuvent se nourrir et reprendre des forces qui leur permettront de franchir les grands cols pour rejoindre l’Espagne avant le gel.

Essoufflés par la forte pente, nous approchons pas à pas des setters anglais et gordons statufiés. Leur approche féline et théatrale nous tenait déjà en haleine depuis plusieurs minutes, pourtant arrivés à leur hauteur, nous les dépassons hâtivement.

Les chiens connaissent bien le manège et attendent patiemment, car il nous faut les surplomber de plusieurs dizaines de mètres et parfois centaines afin de donner l’avantage à notre oiseau.

Le temps s’arrête, l’autour est pr^et à frapper au moindre battement d’aile.

Chaque défaite l’a rendu plus motivé, plus pressé d’en découdre avec cette diablesse et sa prétendue supériorité aérienne. Chaque fibre de son être tendu vers ce pourquoi il a été créé: la chasse.

C‘est l’envol, qui pourrait dire avec nos vues d’Homme celui qui est parti le premier, l’autour ou la bécasse. Le voilà qui plonge vers elle à la manière du faucon pèlerin.La quasi vitesse du faucon, mais les capacités de manoeuvre et les serres de l’autour, elle n’a aucune chance, il va si vite, elle est immédiatement rattrapée. Leurs deux corps se mêlent en une peinture floue et inachevée aux contours de végétation, elle est prise c’est certain. Un hourra traverse la vallée, mais NON!!! la bécasse vole encore, Comment est ce possible? Elle est poursuivie par notre oiseau déchaîné. dans nos têtes, déception, excitation, joie, esprit de revanche, tout se mêle. tout le jargon du pays est employé en quelques secondes!

On retrouve plutard notre autour qui attend sagement sur la branche la prochaine joute. Une fois, deux fois, trois fois, les chiens, le placement, l’envol, l’esquive, le jargon et la poursuite que l’on peut suivre de bout en blanc dans ce paysage découvert, puis à nouveau la remise. Jusqu’à ce que la bécasse terrorisée mais victorieuse finisse par s’envoler plein ciel quasiment à la verticale jusqu’à perte de vue….

Nous n’avons jamais fait de prise, même pas quelques plumes…

Aujourd’hui j’ai quitté les Pyrénées et le vol du perdreau gris endémique dans les prairies d’altitude et  des projets de chasse du coq de bruyère à l’aigle ou autres rapaces puissants.

L‘idée obsédante de prendre une bécasse avec un accipiter(  genre de rapaces comme  autour et épervier) Je garde aussi en mémoire le vol d’un isard avec Monsieur Franck Ibanez et son aigle Flaya.

Ce sont des instants, des émotions exaltantes, des scènes qui restent graver seconde par seconde.

Certains fauconniers ont pris une voir des bécasses en vol. Je leur tire mon chapeau,et suis admiratif. pour ceux qi essayent en ce moment, ou qui souhaitent essayer, je peux leur faire part de mes constatations.

Autour et Harris peuvent facilement attraper la bécasse, mais au moment de conclure, elle les feintera par une cabriole dont j’aimerais voir les ralentis puis les laissera sur place avec une forte accélération.

Une forme d’épervier me semble le meilleur oiseau pour ce vol utopique, leur vitesse semble identique ainsi que leur agilité aérienne.

Mais si la silhouette  d’épervier  a suffisamment d’avantages, la bécasse volera à toute berzingue dans sa direction, ce qui empêchera la prise. 

Avec un émouchet, il semble que la bécasse cherche immédiatement le premier obstacle pour se faire oublier, ce qui marche très bien.

Il reste les faucons,que j’ai trop peu vu sur les bécasses. Ils ont sûrement une belle carte à jouer sur terrains découverts où ils peuvent prendre la bécasse à l’usure. J’ai beaucoup de mal à croire à un bufflage par surprise étant donné la vision périphérique et la capacité d’esquive de cet oiseau, du moins lorsqu’il est en bonne santé.

D‘autres oiseaux sont sûrement intéressants, Cooper, Tiercelet d’Autour noir, couple de Lanier…..

A tous les optimistes qui se lancent dans cette aventure, je souhaite bonne chance. Peut être pas de prise mais est ce si important? »

Nicolas Nespoulous.

Merci à toi, Nicolas, c’est un vrai régal de t’écouter parler de la fauconnerie.

Laissez moi vos commentaires sur ce récit!

 



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